Notre communauté de recherche s'intéresse à plusieurs dimensions de la santé afin de générer des retombées tangibles sur la santé et le bien-être de la population et afin d'adresser les enjeux d'inégalités sociales de santé. Ainsi, les pôles thématiques présentés plus bas sont très fortement interreliés et les chercheuses et chercheurs réalisent leurs travaux dans plus d’un pôle. De façon transversale, les chercheuses et chercheurs de VITAM portent une attention particulière à la mobilisation des connaissances et au développement d'une communauté apprenante. Le partenariat avec les citoyennes, les citoyens et les communautés est au cœur de leurs démarches.
Les chercheuses et chercheurs de ce pôle visent à développer une meilleure compréhension des risques à la santé ainsi que des déterminants ayant un impact sur l’état de santé et de bien-être des usagères, des usagers, des citoyennes, des citoyens et des populations. La recherche sur la promotion de la santé (ex. : alimentation et activité physique), la prévention des problèmes de santé (ex. : prévention des maux de dos) et la protection de la santé (ex. : protection face à la transmission d’un virus) se distingue par son souci d’outiller et de responsabiliser les individus et les communautés à prendre le contrôle de leur propre santé, par l’adoption d’approches participatives et par l’utilisation de méthodes de recherche variées et interdisciplinaires non contraintes par des cadres paradigmatiques déterminés. C’est dans ce contexte que les chercheuses et chercheurs de VITAM soutiennent les innovations et l’amélioration des interventions visant à prévenir l’apparition, la progression et la chronicité des maladies. Ces recherches sont souvent à l’interface entre l’approche clinique de proximité individuelle et le développement de solutions à l’échelle communautaire et populationnelle.
Les travaux de recherche de ce pôle portent sur plusieurs composantes des environnements touchant les milieux de vie, les milieux de soins et les milieux du travail. À titre d’exemple, des études ciblent les environnements physiques et sociaux pouvant influencer la santé et le bien-être des individus et des communautés en considérant des dimensions tels l’environnement bâti, la qualité de l’eau, la participation sociale, l’inclusion sociale, la mobilité dans les milieux de vie et dans les milieux de soins. Les chercheuses et chercheurs de ce pôle travaillent en partenariat avec des organisations de divers secteurs (système de santé et de services sociaux, municipalités, écoles, associations, groupes communautaires, milieu de la justice, de la sécurité publique, etc.) afin d’expérimenter et d’évaluer des interventions dans la communauté et en milieu de soins pouvant avoir un impact sur les environnements physiques et sociaux de la population. Des chercheuses et chercheurs de ce pôle étudient également les environnements de travail et les contextes sociaux qui favorisent ou non la santé et la sécurité au travail, ainsi que l’articulation des différents rôles sociaux des travailleuses et des travailleurs de tous les secteurs d’activités. De plus, ils se penchent sur les liens entre l’organisation du travail et la capacité des organisations de santé à fournir des services de qualité aux usagères et aux usagers. Le but ultime de ces recherches est de générer des connaissances utiles et éclairantes pour le développement de nouvelles pratiques intersectorielles et de gestion ainsi que pour la mise en place de politiques publiques visant le développement d’environnements favorables à la santé et la réduction des inégalités sociales et de santé.
Adoptant une perspective systémique et tenant compte des orientations stratégiques et des politiques, les chercheuses et chercheurs du pôle Organisation des services de proximité s’intéressent aux transformations du système de santé et de services sociaux, à l’organisation des soins et des services de proximité, aux conditions d’innovation et de transformation des pratiques et de l’offre de services, ainsi qu’à l’intégration du numérique, ce dernier étant reconnu comme un levier pour contribuer à l’innovation et aux transformations en santé et services sociaux. La vision de ce pôle est celle d’organisations agiles et apprenantes, offrant des soins et des services socialement responsables et intégrés, en phase avec les besoins et les priorités des usager(-ère)s et des communautés. Les chercheuses et chercheurs étudient comment les différents facteurs individuels, organisationnels et populationnels (géographiques, sociosanitaires, culturels, économiques, technologiques) influencent l’accès, l’équité, la qualité, la sécurité et l’efficience des soins et des services de santé ainsi que, ultimement, leurs effets sur la santé et le bien-être de la population. Ces recherches sont réalisées en milieux urbains, semi-urbains et ruraux. Une attention particulière est portée aux arrimages entre les différentes instances impliquées dans l’offre de soins et de services de proximité et aux pratiques de collaborations interprofessionnelles réalisées dans le cadre de ces services. Les chercheuses et chercheurs de ce pôle soutiennent le développement, l’implantation, la mise à l’échelle, l’évaluation d’interventions et de pratiques innovantes centrées sur les besoins des usagères, des usagers et de la population. Leurs expertises au regard de la prise de décision partagée entre l’usager et l’équipe de soins et de services permettent de traduire les connaissances dans l’action. Plusieurs des chercheuses et chercheurs de VITAM sont consultés par les gouvernements dans la mise en place de politiques gouvernementales. De plus, des travaux portent un regard sur celles-ci.
Découvrez quelques projets de recherche réalisés par nos chercheuses et chercheurs.

Les personnes âgées avec des incapacités souffrent régulièrement de solitude, d'anxiété et de comportements inadaptés. Le projet Amical fait appel à l’intelligence artificielle, soit un dispositif téléphonique intelligent, afin de briser l’isolement chez les résidentes et résidents aînés atteintes de la maladie d’Alzheimer ou autres troubles neurocognitifs. Dès que la personne décroche le téléphone, elle est mise en contact avec un interlocuteur alimenté par l’intelligence artificielle qui offre une interaction continue, basée sur l’histoire et les besoins de la résidente ou du résident. Le projet est réalisé en milieu réel d’hébergement, plus précisément au sein de la Maison des aînés et alternative de Sainte-Foy. Une équipe de recherche documente son acceptabilité (comment il est perçu par les utilisateurs et le personnel); évalue son utilisabilité (facilité d’utilisation pour les résidents); examine son implantabilité (facilité d’intégration dans les routines des milieux de soins); et explore ses effets préliminaires sur la solitude et la qualité de vie des résidents. Ce projet s’inscrit dans les travaux du Laboratoire vivant Camelia dont les divers projets visent l’amélioration continue des soins et services en hébergement de longue durée. L’équipe est composée d’actrices et d’acteurs du terrain, qui ont la connaissance la plus pertinente du contexte de vie dans lequel les projets sont déployés, et d’une équipe intersectorielle qui fournit les connaissances scientifiques nécessaires pour assurer la durabilité et le développement continu du modèle des Maisons des aînés et alternative.
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Dans un contexte où les problèmes de main-d’œuvre posent des défis sans précédent pour la dispensation des soins et des services, la question de l’engagement au travail s’avère incontournable. Les pratiques innovantes, qui se distinguent des approches traditionnelles du système de santé et des services sociaux, soulèvent toutefois des enjeux et des formes d’engagement particulières. Par ailleurs, il est pertinent d’examiner comment ces pratiques influencent l’engagement citoyen dans un milieu communautaire spécifique, soit celui d’un complexe d’habitations à loyer modique. Le projet prend ainsi la forme d’une étude de cas unique menée au sein d’une équipe partenariale réunissant des professionnelles, des professionnels et des gestionnaires issus d’organisations membres de la Table des partenaires de Saint-Pie-X, une instance mise en place dans le cadre de l’approche d’intervention de proximité, ainsi que des locataires des appartements Saint-Pie-X. Le projet de recherche vise à mieux comprendre les facteurs qui favorisent ou freinent la capacité de s’engager dans un contexte d’innovation sociale, à partir du cas de l’approche d’intervention de proximité mise en œuvre au HLM Saint-Pie-X. En analysant les enjeux d’engagement des citoyennes, des citoyens, des professionnelles, des professionnels et des gestionnaires, il cherche à répondre à la question suivante : qu’est-ce qui soutient le maintien de l’engagement de ces acteurs dans une pratique innovante destinée à une population en situation de vulnérabilité?
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Vivre avec le diabète de type 1 (DT1) peut être une expérience isolante. Il s’agit d’une condition en grande partie invisible, dont la gestion exige un effort constant et soutenu. Il peut être difficile de trouver des personnes qui vivent une expérience similaire vers qui se tourner pour obtenir du soutien social et informationnel. Ce manque de soutien augmente la détresse et la dépression chez les personnes atteintes de DT1, et les problèmes de santé mentale sont associés à des résultats de santé liés au diabète moins favorables. CommunauDT1 est un programme novateur de soutien par les pairs virtuel et personnalisé, dans lequel les personnes qui gèrent le DT1 au Canada peuvent se connecter à d’autres comme elles à travers le pays, apprendre des pairs et d’autres personnes compétentes, et recevoir un soutien émotionnel et informationnel. CommunauDT1 est jumelé à un projet de recherche qui permet à l’équipe, elle-même composée de personnes vivant avec le DT1, d’améliorer le programme en se basant sur la rétroaction des participantes et participants afin d’offrir un soutien essentiel et durable en santé mentale aux personnes dont la vie est touchée par le DT1.
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Phénomène mondial, le roulement et le manque de personnel infirmier ont des impacts évidents sur la pratique professionnelle infirmière et sur la qualité des soins et services offerts à la population. Au Québec, les membres du personnel infirmier sont nombreux à quitter le réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) chaque année. Face à cette dynamique et à ses conséquences, le projet de recherche Exprimer vise à mieux comprendre les principaux déterminants de la rétention et des démissions du personnel infirmier dans le réseau public québécois. Il est mené par une équipe de chercheures travaillant de près avec une comité consultatif multisectoriel, composé de membres dotés d’une expertise dans le domaine infirmier. Le projet suit l’évolution d’une cohorte de membres du personnel infirmier sur une période de 3 ans. Le projet permettra de décrire les expériences d’emploi du personnel infirmier à partir de leur point de vue exprimé confidentiellement et il pourra mener à des recommandations pour soutenir l’action de manière avisée au sein du RSSS. Au-delà des chiffres, le projet se veut une vaste occasion de mobilisation du personnel infirmier dans un exercice de réflexion collective sur l’expérience d’emploi au sein du réseau public, et ce à l’échelle locale, régionale comme nationale.
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COMPASS est une étude longitudinale pancanadienne implantée depuis 2012 et maintenant étendue dans sept provinces et trois territoires du Canada. À l’aide d’enquêtes annuelles réalisées dans les écoles secondaires, COMPASS a pour objectif de rendre compte de l’évolution des perceptions et habitudes de vie liées à la santé des adolescent(e)s ainsi que des environnements dans lesquels s’inscrivent leurs comportements. Au Québec, c’est plus de 80 000 jeunes de plus de 200 écoles de 13 régions du Québec qui participent annuellement au projet COMPASS. COMPASS-Québec bénéficie d’un partenariat avec les Directions régionales de Santé Publique permettant la mise en œuvre et le suivi d’intervention de promotion-prévention. Ce projet bénéficie d'un soutien financier du ministère de la Santé et des Services Sociaux et des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Dernièrement, l'équipe s'est intéressée plus spécifiquement à l'impact des différents types d’écrans sur le bien-être des jeunes, de l’interdiction des écrans dans les écoles ainsi que les habitudes de consommation de sachets de nicotine des adolescents.
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